P-Yves et Vincent

L'Autre, là bas !

Comments

[this is good]
J'adore ... et j'ajoute : identité numérique vs identité physique. Il est pour la majorité des personnes plus facile dans le monde réel (contrairement à ce que certains pourraient trouver évident), de faire cohabiter plusieurs facettes de sa personnalité, et donc constitutives de son identité (sans sombrer dans la schizophrénie et autres psychoses). Cela fait longtemps que nous avons trouvé des stratégies dans le monde réel à cette fin : déménager, jour/nuit (le cinéma l'a souvent montré), sphères privée/professionnelle, groupes d'amis, etc... Sur le web il y a bien la notion de pseudonymat qui apparait tentante, mais qui est à bien des égards un leurre (nous sommes tous tracés), et réservé à des personnes qui en maitrise les règles et les outils (souvent des jeunes ou des technophiles). Personnellement je militerais plutôt pour une seule identité avec des facettes différentes. La force de cette identité viendra justement d'un savant dosage d'homogénéité et de diversité : tout comme la construction d'une identité psychique l'est avec des règles/interdits et des transgressions. Je conseille la lecture des travaux du groupe identité numérique de la FING auquel j'ai modestement participé il y a qq années.
Enfin, en ce qui concerne les motivations du bloggeur dans l'exercice d'écriture, outre un certain exhibitionnisme, il y a du partage et de la curiosité, de la recherche de rencontres (virtuelles puis réelles ... en témoignent les balises 'rel' qui accompagnent les liens vers des blogs 'amis'). Aussi j'en profité pour glisser l'adresse de mon blog http://www.uswim.net pour poursuivre l'échange ;-)
Merci P-Yves !!
se demarqué de son identité réelle, pour mieux se reinventer sur le net, je suis assez d'accord avec cela. Ainsi nous pourrions explorer l'impact d'un autre comportement.
Pour ma part, le blog m'a permis de me pousser à continuer à créer des collages,photomontages.
Leurs diffusions, m'a permis de moins douter sur la "qualité" de mon travail..
Et peut être par la suite essayer de franchir l'étape dans la vie réelle d'exposer mon travail.En tout cas pratiquant internet depuis 1998, le blog est une des meilleures experiences que j'ai pu connaitre comme transposition de mon identité ! !
Et la stagiere qu'est elle devenue????
Ah ! La stagiaire...
Je l'ai recrutée, j'ai poussé la chose en interne (pas facile, elle avait un profil strictement philo et n'avait jamais travaillé en entreprise) faisant valoir l'intérêt des recherches et... je me suis planté !
ça s'est très mal passé, elle a eu un comportement un peu surréaliste et j'ai été obligé de mettre fin à son stage (première fois que ça m'arrive, parfois grandir se fait dans la douleur)
Je reste cependant persuadé de l'intérêt du sujet et de l'apport d'un tel profil. Je pense m'être tromper sur la personne, mais je retenterai le coup une autre fois.
En revanche, j'espère pouvoir annoncer très prochainement des grands (à notre échelle) changements dans notre activité, et plus particulièrement sur les mondes virtuels (mais pour le moment, chuttt! je ne peux rien dire).
Tu bosses dans quel domaine excatement, l'informatique mais plus particulierement???
Moi de profession je suis un éducateur spécialisé (fatigué), à force que les années s'accumule, ca devient lourd. Parfois je réve de me reconvertir dans un autre domaine, comme je suis un dingue de littérature, d'art, d'histoire, de musique, de cinéma et bien sur d'informatique!!, j'ai toujours un petit espoir de travailler un jour dans un métier qui soit lié à la culture.
Je crée toujours mes petits délire de collages,photomontages, peintures (je ne sais pas trop comment les appeler car il combine les trois).
Peut être devrais je me bouger un peu pour essayer de faire une expo de ce que j'ai déja fait.
Tu as l'air d'en connaitre un bout sur l'art, vu le commentaire que tu as fait sur mon collage sur Hitler.
Et le lien que tu as mis, ainsi que le rapprochement fait avec George grosz, le realisme et l'expresionnisme Allemand m'ont vraiment captivé un certain moment, au délà de la peinture cela se reflete aussi dans le cinéma Allemand des 20 et 30 avec Murnau, Fritz Lang.
Stop, il faut que je revienne à ma réalité quotidienne demain retour au boulot !!
M, le maudit !!
ni l'un ni l'autre
je (P-Yves) travaille dans une boite de conseil (faberNovel) spécialisée dans la gestion de l'innovation et des nouvelles technologies. Mais nous tenons ce blog à 2. Mon jumeau, Vincent, fait un doctorat de littérature. C'est lui qui a posté le commentaire sur Grosz. Il n'est pas sur les mêmes horaires que nous car étant actuellement à NY(il réagira à son réveil). Et, en effet, il en connait un petit bout sur l'art allemand (et je pense que tu peux le lancer sur le cinéma allemand de l'entre deux guerres) pour avoir passé 2 ans outre-rhin.
Bonjour à vous deux : l'autre moitié du blog est enfin réveillée. Comme te l'a dit Pierre-Yves, je suis pour l'instant à New York et, pour la petite histoire, j'ai croisé hier le "meneur" de la Clayton Gallery & Outlaw Art Museum qui avait organisé une rétrospective sur Lurie (tu peux voir ce barbu farfelu dans le documentaire "Shoah & Pin-ups" ou par là :
http://thevillager.com/vil_95/borislurieuneasy.html )
Effectivement, ton collage/ photomontage/ peinture (son nom est légion) m'a fait penser à certains Allemands des années 20. La juxtaposition et l'hétérogénéité des matériaux permettent dans les deux cas de saisir en un regard une pluralité de sens (une sorte de cubisme de la signification, si on veut). Néanmoins, je trouve remarquable qu'il n'y ait pas chez toi cette profusion que l'on trouve chez Grosz et Dix (entre autres). Face à l'urbanité trépidante, les collages ou la photographie répondaient à une tentative d'appréhender globalement la modernité. Ils exprimaient une angoisse face au monde urbain (dont l'abondance était décidément trop héraclitéenne) mais aussi un formidable espoir quant aux possibilités d'explosion des sens (je pense notamment à Berlin Alexanderplatz de Döblin). On connait les enfants terribles dont cette période a accouché... et il est significatif que ton collage possède un arrière-plan assez rangé (une façade d'immeuble, sans même un graffiti dessus) et que Hitler, le monstrueux rejeton de Weimar, continue de deverser le chaos dans une benne. Il reste ordurier, mais dans un cadre, dans un rangement (appelé aussi poubelles de l'Histoire). Un peu comme si l'on tentait d'ordonner et de se débarrasser de l'abondante confusion que les artistes précédents avaientt déployée (N'est-ce pas une pelle que l'on voit au premier-plan, devant un camion prêt à partir vers une décharge hors de l'image?) Rassure-toi, je ne suis pas en train de dire que ton tableau est conformiste, mais qu'il y a une sorte de retenue (et non de timidité), peut-être due à une certaine désillusion quant à une image pouvant englober le monde ou le mettre en ordre (après tout, la pelle reste à terre, beaucoup de rats grouillent encore et des hommes monstrueux continuent à se promener dans la rue en ouvrant leur gueule).
Sinon, de manière plus terre à terre, si tu ne l'as pas déjà vu, je te conseillerais de jeter un coup d'oeil sur Berlin Synfonie einer Großstadt de Ruttmann :
http://www.festival-augenblick.fr/spip.php?article11 Tu trouves ce film aisément en dvd.
Hey, tel un nécrophile, je déterre cette note qui, devenue zombie, prend forcément de l'intérêt. On peut effectivement la mettre en relation avec ce billet d'esprit journalier : http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions_ete/mythophonies/fiche.php?diffusion_id=64072
C'est beaucoup moins sémiologique que Roland Barthes, mais cela tout de même assez sympa.
Hello, P YVESou Vincent, ou les deux, ou l'un puis l'autre.
J'ai relu avec plaisir notre échange devenu dèjà enfouis sous le poids du temps.
Je me m'envais écoputer l'emission de France Culture sur l'avatar, homme san tête, tiens je pense à Mishima (???)
Je reviendrais....
Bien à vous deux

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